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Point de vue. Un Sarkozy très offensif à Marseille

20 février 2012 - 3 réactions

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Devant plus de 10.000 partisans survoltés, Nicolas Sarkozy a pris un ton très offensif, hier, lors de son premier grand meeting de campagne, à Marseille. Sans le nommer, le président-candidat s'en est pris à François Hollande qu'il a accusé de ne pas «aimer la France».

«Une surprise par jour», avait annoncé Nicolas Sarkozy, conquérant. La surprise, hier à Marseille où il tenait son premier meeting géant, ce ne fut pas l'annonce de nouvelles réformes - à part la réduction du nombre de parlementaires, glissée en passant, comme pour la tester. Pas non plus l'annonce de futurs référendums dans le domaine social même si le président-candidat a renouvelé sa charge contre les «corps intermédiaires» (syndicats) qui s'opposeraient à toute flexibilité. Pas davantage l'amour de la France, proclamé une quarantaine de fois, avec une tonalité charnelle très mitterrandienne: «Enfant, j'aimais son ciel, ses chansons, ses villes, sa façon très particulière d'aligner les arbres...».Pas, enfin, la quadrilogie Courage, Vérité, Responsabilité, Autorité, lancée, voilà un mois, lors d'un hommage à Michel Debré, l'ancien Premier ministre du Général de Gaulle.

Habileté

Ces thèmes, développés l'autre samedi dans Le Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy les a repris mercredi sur TF1 et jeudi à Annecy. La surprise, ce fut plutôt la vigueur de la charge personnelle contre François Hollande, l'adversaire auquel il pense tous les matins en se rasant, sans jamais le nommer. Jean-François Copé, le patron de l'UMP, avait donné le ton: «Ses propres amis le disent normal, habile, parfois drôle, mais jamais courageux!». Reprenant l'accusation lancée à Annecy («il ment matin et soir!»), Sarkozy enfonçait le clou pour la plus grande joie de ses partisans : «Où est la vérité quand on fait semblant d'être Thatcher à Londres et Mitterrand à Paris? Et quand on annonce, un jour, la fin du quotient familial et le lendemain, le contraire?».

Professionnalisme

Rien que du très calculé, par un grand professionnel qui a programmé, étape après étape, et mot après mot, sa montée en puissance. Mais ce qui pouvait échapper aux plans, en dépit d'une puissante organisation et d'une armée de militants, c'était l'affluence. Et l'ambiance. Or, sous le soleil retrouvé de la Méditerranée, le «peuple de droite» était au rendez-vous. Enthousiaste aussi. Combien étaient-ils? Quinze mille? Un bon millier, en tout cas, avait dû rester dehors, devant de grands écrans. J'étais parmi eux et j'entendais autour de moi: «Enfin! Enfin, le moment que nous attendions! Nous avons retrouvé notre candidat de 2007!».

Bain de jouvence

Marseille, en somme, aura été le Bourget de Sarkozy: le bain de jouvence et d'amour nécessaire pour partir au combat. Les deux champions sont prêts. Ils ont déjà réussi à affaiblir ou décourager les petits ou moyens candidats. Leur reste à résoudre la quadrature du cercle: comment réduire la dépense publique en augmentant le pouvoir d'achat et en créant des emplois?

  • Christine Clerc
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3 réactions

  • diogène 29
    voilà qui laisse Béard
    C'est l'espérance folle Qui nous console De tomber du nid.... S'élève l'espérance Dans le silence Soudain de la nuit Et les matins qui chantent Déjà enchantent Nos soirs d'aujourd'hui... Si les larmes t'ont fait du bien Ce sourire est déjà le lien Avec les beaux jours qui viennent Reviennent La mort c'est une blague La même vague Nous baigne toujours Et cet oiseau qui passe Porte la trace D'étranges amours... Viens C'est la fête en semaine viens Je t'attends tu le sais plus rien Plus rien ne nous sépare viens Viens... C'est l'espérance folle Qui danse et vole Au dessus des toits Des maisons et des places La terre est basse Je vole avec toi Tout est gagné d'avance Je recommence Je grimpe pieds nus Au sommet des montagnes Mâts de cocagne Des cieux inconnus. Bon, on verra bien....
    Ajouté le 20 février 2012 à 10h33
  • Jacobin75
    la superficialité et le fond
    Voilà donc le récit d'une réunion de campagne électorale à Marseille. Cependant, on reste sur sa faim en ce qui concerne le fond. Où étaient les idées ? Où est le programme ? Où est le bilan ? Les attaques personnelles, l'agitation et les moqueries effectués par N. Sarkozy sont le signe que le candidat sortant est en situation de faiblesse ; on le savait déjà, et l'absence totale de paroles concernant son bilan, l'absence totale de programme, c'est sans doute ça qui était le plus remarquable ! ... les paroles agressives du candidat Sarkozy ne sont pas un substitut pour des idées et pour un programme politique. Le président sortant refuse de faire état de son bilan car il sait qu'il est catastrophique sur tous les plans. Le candidat socialiste, par contre, objet de toutes les moqueries et livré à la vindicte populaire devant un parterre acquis d'avance, lui, il a, au moins, 60 points précis de programmes à présenter, il faut le rappeler...! L'agitation d'un meeting, la musique pompeuse et tonitruante, des couleurs vives qui rappellent étrangement un plateau de TF1, cette ambiance artificielle à l'américaine, et surtout, par-dessus tout, l'absence de message profond pour notre pays, voilà surtout ce que l'on peut retenir de cette réunion, et c'est bien maigre... Mais il est vrai qu'à Marseille, avec une toute petite sardine, on peut arriver à boucher l'entrée du port !
    Ajouté le 20 février 2012 à 10h37
  • melo87
    Pardonnez nos offenses.
    Monsieur le Président,ne peut vraiment pas faire mieux que de se lancer dans une offensive anti Hollandiste sévère pour tenter de rattraper son retard sur lui . Le seul probléme,et pas des moindres ,c'est qu'il n'a pas grand chose a reprocher d'un adversaire qui n'a jamais été aux affaires,et donc le voila bien en terre vierge d'un concurrent qui lui au contraire a tout a reprocher au président en exercice depuis 5 ans,et qui doit gouverner le pays,alors que lui,François Hollande,tapis dans l'ombre se préparait assidument depuis 2007 a l'affronter . Sarko donc est manifestement contraint a s'en prendre au passé du Parti,du PS donc,plutôt qu'au candidat Hollande lui-même, qui a toutes les cartes en mains pour enfoncer dans l'offensive le Président sortant ,avec l'embarras du choix des mauvais choix d'un bilan peu reluisant que l'on sait. Dans ce bras bras fer ,c'est sur qu'il ne faudra pas pour Sarkozy être mou du genoux en passant a l'offensive sans ménagement.
    Ajouté le 20 février 2012 à 11h28

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