17 février 2012
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La découverte du corps d'Adeline Beau a été faite par la police sur les indications de la famille de la disparue et de celle du légionnaire Mansour Larabi, 36 ans. Interrogé par le SRPJ de Montpellier, le militaire, déclaré déserteur de la Légion à Aubagne (Bouches-du-Rhône) depuis le 9 février, n'a répondu à aucune question sur la disparue, soulignent nos confrères du Midi Libre. Il a également refusé de prendre un avocat.
La fin des doutes
Depuis le début, la police a toujours été persuadée que la jeune femme, pâtissière qui n'avait plus donné signe de vie depuis vendredi soir, était morte. "Il y a un faisceau d'éléments", comme le fait de laisser son enfant, avait relevé le commissaire Gilles Soulié. Une lettre écrite par le légionnaire avant sa tentative de suicide a confirmé les craintes. Dans celle-ci, il laisse apparaître sa déception amoureuse et affirme vouloir rejoindre dans l'au-delà Adeline Beau, le jour de la Saint-Valentin.
Préméditation ou accident ?
Jeudi, le procureur de Béziers Patrick Mathé a reçu la famille de la victime pour expliquer les éléments qui laissaient craindre le pire. Le légionnaire, dépressif depuis son retour d'Afghanistan, selon sa famille, et la pâtissière s'étaient rencontrés cinq mois plus tôt. Mais la jeune femme avait décidé de mettre un terme à cette relation.
Selon le quotidien Midi Libre, une dispute avait été entendue par des voisins dans la nuit de vendredi à samedi. L'enquête pénale pourrait être requalifiée en assassinat, a indiqué le procureur, estimant que la préméditation était une éventualité car le légionnaire avait apporté à ses parents, avant le meurtre, sa voiture, ses clefs et les papiers du véhicule. "Mais cela peut être aussi un accident ou un meurtre simple".
L'alerte donnée par la nounou
C'est la nounou de la petite fille qui s'est d'abord étonnée de ne pas voir la mère lorsqu'elle est venue, comme prévu, prendre en charge l'enfant samedi à 6h00 du matin, trouvant à la place dans l'appartement l'ex-compagnon qu'elle n'avait plus vu depuis des semaines. Ce sont ensuite son employeur, qui s'est inquiété de l'absence à la prise de service de son employée, puis sa famille qui ont prévenu la police de sa disparition. La fillette a été confiée aux grands-parents.
Le légionnaire aurait dit à la nounou de s'occuper de l'enfant avant de partir avec la voiture de la femme - qu'il a finalement laissée dans un parking au centre de Narbonne - et de prendre lundi matin la chambre d'hôtel où il a été découvert.