22 février 2012 à 07h46
Ce mardi soir, la belle-soeur de Colette Deromme, une habitante de Lorgues (Var) disparue en avril 2011 et dont le corps avait été retrouvé un mois après sa disparition, a été mise en examen du chef d'assassinat, a-t-on appris auprès d'une source proche du dossier.
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Après le débat contradictoire devant le juge des libertés et de la détention, la belle-soeur de Colette Deromme a été placée sous mandat de dépôt et incarcérée à la prison des Baumettes, à Marseille. Et, selon la même source, un différend financier serait bien à l'origine de la discorde entre les deux ex-belles-soeurs, qui, en 2008, avaient créé une SCI pour gérer une villa avec piscine qu'elles possédaient en commun. Au cours d'un rendez-vous pris pour régler cette question, Sylvianne Fabre aurait étranglé sa belle-soeur.
D'autres mises en examen ?
Le fils de Sylvianne Fabre, en garde à vue depuis lundi, à Laval (Mayenne), devrait, lui aussi, être mis en examen dans ce dossier. Son transfert à Draguignan devant la juge interviendra "d'ici quatre jours", selon une source judiciaire. Et, selon Olivia Giron, magistrat instructeur, le procureur de la République effectuera, ce mercredi, une "communication". Il devrait donner des informations sur le sort des quatre autres personnes qui ont été interpellées lundi, dans le Var et en Mayenne, et qui pourraient être placées sous contrôle judiciaire, au moins pour deux d'entre elles.
La piste Dupont de Ligonnès abandonnée
Colette Deromme, 50 ans, divorcée depuis plusieurs années, avait été vue pour la dernière fois le 14 avril 2011, à Lorgues. Dans son véhicule garé devant son domicile fermé à clé, les gendarmes avaient trouvé son sac à main, ses papiers d'identité, ses cigarettes et les clés de son véhicule et de sa maison. Un mois plus tard, son corps avait été retrouvé dissimulé sous un tas de pierres près d'Aups (Haut-Var), à une trentaine de kilomètres de son domicile.
Le nom de Colette Deromme avait été cité dans l'affaire de la disparition de Xavier Dupont de Ligonnès, qui avait habité Lorgues dans les années 90 et séjourné en avril, dans le Var, une coïncidence relevée par le procureur de la République de Nantes. Cette piste, un temps évoquée après sa disparition, avait été exclue par les enquêteurs de la gendarmerie.
