13 janvier 2012
L'enseignante, qui n'a pas été hospitalisée mais est toujours très choquée, est en arrêt maladie depuis l'incident. Elle a porté plainte au commissariat, a précisé l'inspecteur d'académie adjoint, Alain Yaïche, confirmant une information du quotidien régional La Provence.
"Certains (enfants) ont essayé d'arracher le gamin du cou de la maîtresse"
Le garçonnet était "extrêmement excité" ce lundi et, alors que l'étude en fin de journée avait débuté, l'une des enseignantes de l'école en charge de la surveillance lui a demandé de rentrer dans le rang, ce qu'il a refusé de faire. "Il a alors piqué une colère noire, s'est débattu, a bousculé l'enseignante, l'a fait tomber et a eu ce geste malheureux de tenter de l'étrangler", a ajouté M. Yaïche, évoquant un acte "qui n'est pas fréquent du tout".
Le quotidien du sud de la France La Provence précise que cet événement a découlé du fait que le petit garçon avait décidé de "s'enfuir seul de l'école".
"C'était terrible, les enfants hurlaient, certains ont essayé d'arracher le gamin du cou de la maîtresse", explique un autre témoin au journal provencal. Alertés par les cris, ce sont finalement des enseignants qui parviendront à les séparer.
Pas un enfant "délaissé" ni un "voyou"
Ce geste "grave et inexcusable" n'est pas le fait d'un "voyou ou d'un délinquant", ni d'un enfant "délaissé", a-t-il immédiatement précisé. "Il s'agit d'un enfant turbulent -comme on peut l'être à son âge- mais qui, en dehors de deux accès de colère en deux ans, est gentil, poli et coopératif selon ses institutrices", a souligné l'inspecteur d'académie adjoint. La famille de l'enfant, qui n'est pas revenu en classe depuis les faits, est intégrée et "proche de l'école", a-t-il précisé.
L'enfant sera changé d'école
Choqués, les enseignants n'ont pas repris les cours jeudi, mais l'école était rouverte vendredi matin. Elèves, parents et membres de l'équipe pédagogique ont été reçus par une cellule psychologique. Une équipe éducative, à laquelle participera le médecin scolaire notamment, sera réunie "la semaine prochaine", afin de faire des propositions à l'inspectrice d'académie, qui consisteront en un changement d'école, de classe, ou l'instauration de mesures éducatives pour l'enfant, a expliqué M. Yaïche. "Il faut que l'enfant prenne conscience de ses actes et ne recommence plus", a-t-il affirmé.