17 février 2012
«J'ai décidé d'arrêter. Je renonce à ma candidature. Ma détermination ne doit pas tourner à l'obstination», explique HervéMorin dans un entretien à paraître dans la prochaine édition du Figaro Magazine. Depuis le lancement de sa campagne, le 27novembre, le candidat centriste n'avait pas réussi à émerger dans les intentions de vote, les différents instituts le créditant dans le meilleur des cas à 1%. Il n'avait également collecté que 280 parrainages.
Un soutien «cohérent»?
«Dans un contexte de crise, les Français n'ont pas eu forcément envie d'aller vers une candidature portée par un homme neuf issu d'un parti jeune (...) ils se tournent vers les candidatures rassurantes, issues des grandes formations politiques», fait valoir Hervé Morin. Le candidat centriste qui avait beaucoup critiqué Nicolas Sarkozy, en mai2011, dans un livre réquisitoire intitulé «Arrêtez de mépriser les Français», où il dénonçait un exercice «brutal, outré et parfois indécent» du pouvoir, explique avoir apporté son soutien au chef de l'État par «cohérence»: «Quand j'étais candidat, j'indiquais qu'au second tour, je le soutiendrais, je suis donc cohérent».