15 février 2012 - 2 réactions
Annonce officielle ce soir sur TF1.
Même si l'Élysée s'est appliqué à entretenir le mystère, une source proche de la présidence a confirmé, hier, que Nicolas Sarkozy, 57 ans, entrerait officiellement dans la course à la présidentielle, ce soir, au 20h de TF1. Pressé par son entourage et les barons de l'UMP, inquiets de la course en tête du candidat socialiste François Hollande dans les sondages d'opinion, le chef de l'État a finalement décidé d'accélérer son calendrier et de se défaire du costume de président «courage» qu'il souhaitait garder le plus longtemps possible face à la crise.
Nathalie Kosciusko-Morizet, future porte-parole.
L'équipe de campagne du président-candidat est déjà très largement «dans les starting-blocks», selon le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé. C'est la ministre de l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, 38 ans, qui sera la porte-parole de Nicolas Sarkozy, une «écolo de droite» à l'ambition assumée. À ses côtés, l'actuel chef de cabinet du Président, Guillaume Lambert, chapeautera l'organisation du dispositif; la «revenante» Emmanuelle Mignon, maître à penser de la campagne victorieuse de 2007, sera, elle, chargée de l'alimenter en propositions, quant au conseiller spécial du Président, Henri Guaino, il continuera à servir de «plume» au candidat.
Première réunion publique demain à Annecy.
Dans la foulée de sa déclaration télévisée, le candidat Sarkozy devrait faire une première sortie le lendemain, à Annecy (Haute-Savoie), fief du président de l'Assemblée, Bernard Accoyer. Un déplacement ponctué par une première réunion publique à 17h30, salle Arcadium, avant le grand meeting de l'UMP, programmé, dimanche, à Marseille.
La formation, un des thèmes de campagne.
Même s'il n'a rien confié de ses intentions, Nicolas Sarkozy a déjà lâché, hier, ce qui sera l'un des thèmes de sa campagne: le droit à la formation. En annonçant un plan de reprise par EDF du fabricant de panneaux solaires Photowatt dans l'Isère, il a confirmé sa volonté de soumettre la question à référendum, «s'il le faut». «On n'apprend pas simplement à 20ans, on apprend toute sa vie», a-t-il martelé.
Hollande: «Chacun savait déjà».
Les réactions dans la classe politique
ont fusé, hier. «Mise en scène d'un non-événement» (Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS), un «suspense haletant» (Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche)... Sans surprise, le candidat socialiste, François Hollande, qui tient aujourd'hui sa deuxième grande réunion publique à Rouen (Seine-Maritime), a tenu à relativiser cette annonce: «Chacun savait déjà qu'il était candidat, ça ne change rien à la situation politique.» «Il était temps que cela arrive, parce que faire campagne aux frais de l'État et avec les moyens de l'État, c'était vraiment une question», a estimé, de son côté, François Bayrou, candidat du MoDem à la présidentielle.