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Placement en rétention. L'évêque de Rennes demande le respect du droit des enfants

31 août 2011 - 3 réactions

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Ce matin, Pierre d'Ornellas, archevêque de Rennes, a demandé le respect de la Convention internationale des droits de l'enfant après l'interpellation et le placement en rétention ces derniers mois de huit enfants de demandeurs d'asile âgés de 6 mois à 15 ans.

"Il est urgent de trouver et mettre en place une manière de faire qui soit conforme à la Convention internationale des droits de l'enfant, que la France a ratifiée", insiste Pierre d'Ornellas, prenant en exemple un enfant de 5 ans qui "a été libéré du centre de rétention administrative de Rennes-Saint-Jacques après y avoir été enfermé cinq jours".

"Pourquoi briser leur lien familial ?"
"Ces derniers mois, sept autres enfants ont vécu la même épreuve, parfois avec un seul de leurs parents ou de leurs frères et soeurs, car les autres membres de la famille étaient absents au moment de l'arrestation", indique l'évêque. "Pourquoi leur faire subir ce régime d'arrestation et d'enfermement ? Pourquoi, pour un temps, briser leur lien familial ? Pourquoi risquer de les blesser psychologiquement ?", s'interroge Mgr d'Ornellas.

Des enfants traumatisés
Les huit enfants de 6 mois à 15 ans qui ont été interpellés depuis le 29 juillet et placés en centre de rétention avant d'être libérés ont la nationalité arménienne, somalienne, bengali ou tchétchène, selon le Réseau éducation sans frontières (RESF). Les pouvoirs publics "profitent des vacances scolaires", afin de procéder aux interpellations des déboutés du droit d'asile "quand les comités de soutien ne sont pas pleinement mobilisés. C'est le premier été que l'on voit ça", déplore Carole Bohanne, membre de RESF.
"Les enfants qui ont connu ce type d'expérience présentent des affections liées au traumatisme, telles que énurésie, démangeaisons, perte d'appétit et de sommeil", dénonce Carole Bohanne, qui craint que les pouvoirs publics "n'aient pas l'intention de s'arrêter pendant la période scolaire".

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3 réactions

  • mamiemimi
    Assez des moralisateurs
    L' Archevêque peut parler, mais je vois pas souvent l' église ouvrir ses bâtiments pour les sans papiers malgré de nombreux logements inoccupés." Faites ce que je dis mais pas ce que je fais". Il est impossible de continuer à accueillir à tout va surtout en période de crise.
    Ajouté le 31 août 2011 à 20h06
  • Philibert
    .Un minimum d'humanité SVP
    Un minimum d'humanité n'empèche pas d'appliquer la Loi.
    Ajouté le 31 août 2011 à 19h07
  • Vigilance 35
    Chacun à sa place
    La loi reste la Loi, aussi pour l'Eglies ; qu'il s'adresse aux parents plutôt.
    Ajouté le 31 août 2011 à 13h52

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