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Écoles. Penanguer mobilisée, Léon-Blum moins organisée

24 janvier 2012

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Les parents mobilisés de l'école de Penanguer sont bien décidés «à ne rien lâcher» face à la perspective de suppressions de trois postes d'enseignant à la prochaine rentrée.

«Dans tous les quartiers, dans toutes les régions un même droit à l'éducation» revendique fièrement un écolier de Penanguer. Un de ses petits camarades brandit un message de la même sensibilité: «La réussite pour tous et pour chacun». Une délégation de parents, élèves et enseignants de l'école publique quimpéroise de Penanguer est allée porter ses messages sous les fenêtres de l'inspection académique hier matin. L'école risque d'être déstabilisée par les fermetures de trois postes à la prochaine rentrée: un poste d'enseignant classique, un autre d'enseignant spécialisé en Rased (*) et un troisième de soutien. La mobilisation des parents s'organise depuis vendredi (Le Télégramme de samedi). Parents et enfants n'oublient d'ailleurs pas de rendre hommage «à ces enseignants et éducateurs qui, par amour pour ce métier, ont voulu faire carrière et que nous retrouvons aujourd'hui derrière nos barrières»!

«En zone d'éducation prioritaire»

Quelques parents ont pris leur tour, hier, pour être reçus vers 13h30, par Cyril Desouches, inspecteur d'académie adjoint, et l'inspecteur de la circonscription. Entre deux délégations de parents d'élèves venues argumenter contre une ou plusieurs suppressions de postes. «Nous avons été reçus jusqu'à 15h15. Nous avons défendu le fait que les moyens actuels suffisaient, mais qu'à effectifs stables (eux prévoient une baisse) à la rentrée, on ne pouvait pas se permettre de perdre autant dans une école inscrite en zone d'éducation prioritaire», a témoigné une maman après la rencontre. «On ne demande pas à avoir plus que les autres, mais on leur a dit que derrière les statistiques il y a des enfants qui ont besoin de plus de soutien que d'autres pour progresser», a-t-elle poursuivi. «Nous allons poursuivre la mobilisation jusqu'au 2février», a-t-elle soutenu.

Pour ceux «qui sont le plus en difficulté»

Du côté de Léon-Blum, autre école quimpéroise exposée à la perte d'une classe, qui serait la deuxième en deux ans, les parents ne se révèlent pas aussi vent debout. «Plus que les fermetures de classes qui s'additionnent année après année, c'est bien ce que la société veut comme enseignement public qui est en jeu», commente une enseignante de l'école. «Je parle d'un enseignement public dans lequel chaque élève trouverait sa place, pourrait se construire. Je pense notamment à ceux qui sont le plus en difficulté, car les autres se débrouilleront toujours», insiste-t-elle.

* Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté.

  • Bruno Salaün
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