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Parc J.-Ferry. Les industriels forains montent au créneau

3 février 2011

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Les industriels forains ne veulent pas quitter le centre-ville. Et redoutent que leur départ du parc Jules-Ferry signe la mort de la foire de Noël. Les syndicats de professionnels montent au créneau.

Le rideau à peine tiré sur une édition 2010 couronnée de succès, la foire de Noël est déjà dans la tourmente. Les industriels forains, qui espéraient de solides garanties de la ville sur le maintien de l'événement place Jules-Ferry, ne voient toujours rien venir. Et s'inquiètent désormais des propos du maire, Norbert Métairie, sur un probable déménagement de la fête à l'horizon 2013 dès le premier coup de pioche sur le parc Jules-Ferry. «Ce n'est pas le scénario présenté par la ville en septembre dernier, expose Martial Gouin, porte-parole des industriels forains. L'architecte promettait la mise en place d'un mobilier urbain adapté. À aucun moment, il n'a été question de transférer la fête sur un autre site».

«Une association pour défendre nos droits»

Cette question devait être abordée au lendemain de cette édition. «Le rendez-vous a été reporté au printemps prochain. On a vraiment le sentiment d'être mené en bateau». Pour les industriels forains, le temps presse. «Deux fêtes ont déjà été rayées de la carte à Lorient. On a accepté à la condition de faire de la foire de Noël un événement majeur de la saison». Un rendez-vous de fin d'année qui doit son succès à sa présence en centre-ville. «Un départ à la périphérie signerait la mort de la foire. Et à part le parc Jules-Ferry, je ne vois guère de site adapté». Sans attendre, les industriels forains ont saisi leurs syndicats (Cidunati et Snif) pour défendre leurs intérêts. Une association est également en cours de constitution. «Il n'y a qu'à Lorient que l'on rencontre des difficultés. À Rennes, la fête a repris ses droits après les travaux sur le Champ-de-Mars. À Paris, le jardin des Tuileries accueille aussi des manèges. C'est une question de volonté politique. On fera tout pour rester en centre-ville. C'est notre survie économique qui est en jeu».

  • Régis Nescop
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