12 janvier 2012
Plusieurs commerçants de l'avenue De-Gaulle manifestent leur mécontentement lié aux conditions de déroulement du chantier d'embellissement. David, gérant de la station Total: «Fin décembre, nous avions une perte de 30% sur les commissions d'essence, environ 600.000litres sur l'année, sans compter le petit entretien, pneus, essuie-glaces batteries, friandises, dont la perte n'a pas été comptabilisée, avec la reprise des travaux, cela va recommencer».
Un employé licencié
Au garage Peugeot, Philippe Kernin est furieux, il fait les comptes, c'est une catastrophe: «45% en moins du chiffre d'affaires, entre les ventes de voitures d'occasions, les révisions, la carrosserie, certains clients ont bien voulu attendre, les autres, se rendent à Auray ou à Vannes. Nous avons été obligés de licencier un employé. Certains jours, la route est coupée des deux côtés, comment voulez-vous travailler si aucun client ne vient au garage?». Il poursuit : «Pour les responsables travaux sur le chantier, aucune explication, allez vous plaindre à la mairie, nous répondent-ils. Aucun conseiller n'est venu nous voir, aucune concertation avant le début de cet immense chantier. Pourquoi les travaux n'ont-ils pas repris juste après les vacances scolaires? Encore une semaine de perdue. Nous craignons le pire pour la suite».
La fermeture de la route
Au garage Renault, Frédéric Wilmes ne comprend pas: «Nous avons reçu un courrier expliquant les phases de travaux de décembre avec mise en place de chantiers mobiles, cela aurait pu bien se passer. Nous ne mettons absolument pas en cause l'utilité des travaux, mais la fermeture totale de la route entre le rond-point Lidl et celui de la gendarmerie. On nous avait assuré que cela ne se ferait pas». Il assure : «Sur les quinze jours de décembre, une chute de 75% de mon chiffre d'affaires, pour le mois 50%. Pas de client, douze employés à ne rien faire et les charges tombent quand même, impossibilité de sortir notre camion de dépannage, chaussée rétrécie, les camions de livraison de carburants ne peuvent pas manoeuvrer, la sortie de station est risquée. Il nous faut d'urgence une réunion d'information générale de tous les commerces, que l'on puisse s'organiser autrement, et surtout arrêter de fermer l'accès aux commerces!».

22 mai 2012