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Urbanisme. Prévoir les risques littoraux

18 février 2012

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Un dossier répertoriant les événements historiques des zones ayant subi des submersions depuis le XVIIIesiècle, suite à la tempête Xynthia et le drame qui en avait découlé, avait été communiqué aux communes avec des cartes précises des zones basses potentiellement submersibles. Matthieu Rondeaux, responsable du service urbanisme, a répondu aux questions concernant l'ensemble de ces études des risques littoraux, sur la commune.

Quel est l'objectif de ces études?
L'objectif est d'améliorer la connaissance des phénomènes et des risques littoraux auxquels est exposée la population, et de ne pas augmenter la vulnérabilité de celle-ci, ce, notamment en maîtrisant l'urbanisation.

Comment a-t-on déterminé les zones à risques?
C'est la DDTM qui établie les documents. Cela concerne en particulier, des secteurs identifiés en zones basses, qui prend en compte divers aléas, comme des événements survenus depuis le XVIIIe s.Et bien sûr, la remontée des eaux due au réchauffement climatique. C'est un scénario de référence pour avoir une vision progressive de ce que ce niveau pourrait atteindre en cas de fortes intempéries, avec une projection jusqu'en 2100.

Vous pouvez préciser la méthode de calcul?
Elle se fait sur la base du niveau actuel de référence, le niveau marin centennal (NMC), qui prend en compte les plus grosses montées des eaux connues sur Quiberon ainsi que d'autres phénomènes qui peuvent intervenir comme la houle, les courants, les vents, les marées. De Port Maria vers l'est et la baie de Quiberon, le niveau de référence NMC défini est de +3,80m NGF (niveau général français). Afin de prévoir l'élévation de la mer due au changement climatique, on ajoute aujourd'hui +0,20m de surcôte et pour une vision future en 2100, on ajoute +0,60m.

Beaucoup de zones sont-elles concernées sur Quiberon?
Non, très peu de secteurs sont concernés, cela étant dû à une probabilité de submersion faible, contrairement à certaines communes du littoral. Mais il faut savoir que certains secteurs à risque classés en zones d'aléa faible ou modéré, deviendront à leur tour dans le temps des zones d'aléa dit de modéré à fort.

À quelles obligations sont tenues les communes?
Il y a des prescriptions détaillées et restrictives s'imposant aux documents d'urbanisme, comme la surélévation de la partie habitable du bâtiment, avec un espace refuge à l'étage, et le refus de permis de construire dans les zones d'aléa dit fort.

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